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 Carlos ♚ Bad boy, good lips

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⚓ Run on gasoline ⚓
DATE D'INSCRIPTION : 12/07/2017
MESSAGES : 43
MessageSujet: Carlos ♚ Bad boy, good lips   Ven 14 Juil - 16:00

Carlos Fuentes
Y volcar tu cuerpo

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Identity card
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NOM ▴ Fuentes comme patronyme, l'héritage et le poids familial noyé dans la masse.
PRENOM(S) ▴ Seulement Carlos, prénom commun, empreint de la culture dans laquelle je baigne.
AGE ▴ 23 ans, j'ai passé l'âge de la liberté aux USA, mais je suis prisonnier d'un putain d'accord.
DATE DE NAISSANCE ▴ Un jour comme les autres, un certain 02 Mai.
LIEU DE NAISSANCE ▴ La belle Manzanillo, sur la côte ouest du Mexique.
NATIONALITE ▴ Le sang purement mexicain, américain d'adoption depuis peu.
ORIGINES ▴ Les racines mayas et aztèques, le pays de la tequila, l'exotisme d'Hawaii.
SITUATION FINANCIERE ▴ Fauché dans une famille d'accueil blindée. Ironie du sort.
QUARTIER D'HABITATION ▴ Carmel Valley, chez les Miller.
ETAT CIVIL ▴ Complètement célibataire, le coeur blindé, verrouillé, et c'est pas près de changer.
ORIENTATION SEXUELLE ▴ Attiré seulement par les courbes féminines.
OCCUPATION ▴ Rien d'officiel, mais je répare des bagnoles de temps en temps pour me faire un peu de thunes.
GROUPE ▴ Lose Yourself.
AVATAR ▴ Lucas Bernardini.

 
Beneath the skin

 
Je n'aime pas qu'on me donne des ordres, ni avoir l'impression qu'on contrôle ma vie. Je suis capable de me gérer tout seul. J'ai appris à me débrouiller très tôt, même si mon grand frère Ricardo veillait sur moi. Très borné, je ne lâche pas facilement l'affaire et il est difficile de me convaincre. Je sais aussi très bien me défendre, et je n'ai pas froid aux yeux. Les affrontements ne me font pas peur, et même si je suis impulsif, je sais à peu près gérer les situations qui se présentent avec un certain aplomb, parfois teinté d'arrogance. Le fait d'avoir été membre d'un gang a exacerbé mon côté impulsif.

Je n'ai pas l'air très brillant, mais je dois avouer que je suis plutôt malin. Je ne le montre pas, mais je décrochais des notes pas si mauvaises en cours. C'est juste que généralement, je n'aime pas l'école. Rester assis toute une journée à écouter bavasser des gens qui pensent tout connaître de la vie, très peu pour moi.

J'aime beaucoup réparer des voitures et les heures passées dans le cambouis la radio allumée me font office d'échappatoire. Ca me donne la sensation de reprendre le dessus sur ma vie et que je la contrôle entièrement, comme je contrôle la mécanique. Pourtant, je sais bien que je ne suis pas seul à diriger mon existence, même si l'admettre me met hors de moi.

Pour moi, la première impression est déterminante. Si tu ne me plais pas, tu le sauras immédiatement. Je n'hésiterais pas à me moquer de toi et à te mépriser. Par contre, si je trouve que tu es quelqu'un d'intéressant, je prendrai la peine de te connaître et peut-être que nous deviendrons bons amis. Mais il y a des exceptions à tout, et qui sait, il est possible que tu réussisses à me faire changer d'avis sur toi.

Je suis un grand déconneur, et généralement, j'attire l'attention sur moi sans trop le vouloir. Je sais m'amuser, et je suis même un vrai Don Juan ! J'aime séduire et plaire, surtout depuis que mon ex m'a trahi. On dit souvent de moi que j'ai un grand cœur mais qu'il est enfoui tout au fond, surprotégé par un bouclier que la vie m'a forcé à construire. Il est plutôt rare que je m'attache réellement à quelqu'un, mais c'est déjà arrivé. Et si mon armure tombe, je me sens vulnérable. J'ai souvent rejeté des gens que j'aimais pour les protéger. Et quelque part, pour me protéger moi aussi.

Pour finir, je suis un Fuentes, et ça se suffit à soi-même.


Behind the screen

TYPE DE PERSONNAGE ▴ inventé.
PSEUDO ▴ El Rebelde
AGE ▴ Vingt-cinq ans.
DOUBLE-COMPTE ▴ Un seul c'est suffisant.
TA PRÉSENCE SUR LE FORUM ▴ Un peu chaque jour.
COMMENT AS-TU CONNU WSD ? ▴ Je l'ai créé avec le grec  Rolling Eyes
UN PETIT MOT ? ▴ VIVA MEXICO ! Comment ça on est aux USA ?
CODE DU RÈGLEMENT ▴

 
(c) Never Utopia

_________________
Bandido
« Quiero ver bailar tu pelo, quiero ser tu ritmo, que le enseñes a mi boca, tus lugares favoritos. Déjame sobrepasar tus zonas de peligro, hasta provocar tus gritos, y que olvides tu apellido. »


Dernière édition par Carlos Fuentes le Ven 14 Juil - 16:47, édité 3 fois
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⚓ Run on gasoline ⚓
DATE D'INSCRIPTION : 12/07/2017
MESSAGES : 43
MessageSujet: Re: Carlos ♚ Bad boy, good lips   Ven 14 Juil - 16:09

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Storyline


J'ai pas une vie facile. C'est souvent le cas quand on est mexicain, faut pas se leurrer. Je m'appelle Carlos Fuentes et je suis né à Manzanillo, sur la côte ouest du Mexique. J'ai un grand frère, Ricardo, et un petit frère, Leonardo. Mon père a fait partie d'un gang là-bas, la Ligua Mejicana. Il dealait pour eux et en échange, ils assuraient la sécurité de mi familia. Ca rapportait de l'argent à la maison parce que mon père refusait que Mamá travaille. Ouais, mon père était très étroit d'esprit. Eduqué à l'ancienne. Mais Mamá était contre tous ses trafics, elle disait que ça nous donnait le mauvais exemple. Elle avait pas tort. Mais avec mon père, on a jamais son mot à dire.

Au début, j'ignorais tout ça. Mais Ricardo m'a expliqué quand on a été forcés de passer la frontière pour rejoindre les Etats-Unis. J'étais petit à l'époque, Leonardo venait de fêter ses cinq ans, mais je me rappelle avoir aussitôt compris quand il m'a dit que Papá ne viendrait pas avec nous. Plusieurs membres du gang sont tombés dans un piège de la police, dont mon père. Il a été incarcéré. Le chef l'a porté pour responsable et accusé d'avoir trahi le gang. Ca pardonne pas. Tout simplement parce qu'on vous élimine aussitôt. En prison, mon père était en sécurité d'une certaine façon.

Mamá était effondrée. Ils étaient fusionnels tous les deux. Elle n'avait jamais été d'accord avec cette histoire de gang, elle l'avait prévenu que ça finirait par dégénérer. Peu après l'arrestation de mon père, ma famille a reçu des menaces venant du groupe. Mon père était intouchable en prison, on était donc leur nouvelle cible, pour accomplir leur vengeance. Un ami de mes parents a conseillé à Mamá de partir rapidement avant que l'un d'entre nous ne paye la dette de mon père à sa place. Il a tout organisé, et on s'est retrouvés à Evanston, près de Chicago. Mamá a été obligée de commencer à travailler, ou plutôt devrais-je dire à trimer : elle a été embauchée dans une usine où elle passait la plus grande partie de son temps. Elle partait très tôt le matin pour revenir tard le soir, là où elle trouvait encore la force de s'occuper de nous. Mais c'est Ricardo qui a pris soin de Leo et moi quand elle était épuisée. On a grandis, menant notre petit train-train quotidien. Dès qu'il a eu 15 ans, Ricardo s'est mis à travailler après les cours au grand désespoir de Mamá qui disait à qui veut l'entendre que ce n'était pas son rôle de ramener de l'argent à la maison. Mais il a toujours fonctionné comme ça, et je dois bien avouer que ça a résolu certains de nos problèmes.

Il y a un peu plus de trois ans, Papá est venu nous rejoindre aux Etats-Unis. Je m'étais habitué à son absence et le retour d'une autorité paternelle à la maison a été difficile pour moi. J'avais 16 ans, je conduisais, et j'avais intégré un gang à mon tour, dans le plus grand des secrets. J'avais haïs mon père pour ça, car il avait détruit notre famille et anéanti Mamá. Pourtant, j'avais tout de même suivi ses traces. Ou presque : le Latino Power, le gang que j'avais intégré, faisait respecter les valeurs mexicaines aux Etats-Unis. Ils nous revalorisaient. Depuis qu'on était à Evanston, à l'école, je faisais partie des latinos du quartier pauvre. Et les autres, ces gosses à papa américains là, ne pouvaient pas nous sentir. D'ailleurs, c'était réciproque et on passait notre temps à s'insulter, ou à s'ignorer dans le meilleur des cas. Pourtant, toutes les filles me tournaient autour. Celles de mon quartier évidemment, mais pas seulement. Les américaines aussi m'avaient pris pour cible. J'étais le rebelle sexy et bourré de confiance en lui devant qui toutes les chicas se pâmaient. J'ai vite su tirer parti de cet avantage.

Puis y'a eu cette exception. Cette fille qui a chamboulé mon coeur pour la toute première fois. Et qui a su le briser avec autant de soin qu'elle l'avait charmé. Ca se passait bien entre nous. Vraiment. Mais cette puta m'a trompé. Avec un connard d'américain en plus. J'ai coupé les ponts. Depuis, j'enchaîne les coups comme ça. Plus question de m'engager. Plus question d'être humilié et de souffrir.

Si personne n'était censé être au courant pour le gang, Ricardo s'est montré plus malin. Il m'a surpris un soir alors que je rentrais très tard, le bandeau caractéristique du groupe sur le front. On s'est battus ce jour-là, mais je lui ai dit que je me sentais important maintenant, que j'étais respecté. Que je savais ce que je faisais. J'imaginais pas que j'étais à côté de la plaque.

Quelques temps plus tard, le gang mexicain auquel mon père appartenait l'a retrouvé. Un soir, la police est venue trouver Mamá, qui avait arrêté de travailler à la demande expresse de mon père quand il est revenu. Ce qu'on a appris cette nuit-là a marqué notre vie au fer blanc à jamais. Comme les tatouages que j'arbore depuis mon entrée au Latino Power. Papá est mort. La Ligua Mejicana l'a tué. Il avait donc payé sa dette envers le gang, et ma famille était censée être à nouveau en paix. En fait, c'est devenu un enfer. Mamá se montrait forte devant nous, mais le soir, mes frères et moi, couchés tous les trois chacun sur notre matelas dans notre minuscule chambre qu'on partageait, on l'entendait pleurer pendant des heures. Et le matin à notre réveil, on la retrouvait souriante, le petit-déjeuner préparé pour nous tous.

Les temps ont été durs, Ricardo rapportait toujours de l'argent qu'il gagnait après les cours, et moi de mon côté, je dealais pour le gang. Je n'ai jamais touché à ce que je vendais, et Mamá pensait que je travaillais comme Ricardo. J'adore réparer les voitures, mais étrangement je n'ai jamais songé à en faire mon métier. Du coup, ça me servait de couverture. On a tenu longtemps comme ça. Jusqu'à ce que les affaires au Latino Power commencent à m'impliquer un peu trop. J'étais tout jeune, fort, je savais me défendre, et surtout, j'avais l'âme d'un rebelle qui défiait toute autorité. C'est exactement ça, qui attire les gangs. Les jeunes rebelles sont très influençables. Beaucoup trop.

Le chef m'a confié un jour, une mission spéciale qui élèverait mon rang au sein du Latino Power. Je devais éliminer un de nos membres qui était en fait agent double pour nos rivaux, et je pourrais entrer au sein de l'élite. Même si j'étais conscient que faire partie d'un gang n'était pas un jeu, il était hors de question que je tue quelqu'un. Mais il était également hors de question que je n'obéisse pas à Alvarez. J'allais droit au mur, comme mon père, alors que petit, j'avais toujours juré que jamais je ne marcherai dans ses pas. Là encore, j'ai commis une erreur qui aurait pu m'être fatale. J'ai cru que je pourrais m'en sortir tout seul. Trop de fierté pour demander de l'aide. Pour admettre que j'avais fait une connerie. J'ai pris la décision d'aller affronter Alvarez moi-même, avec tous les risques que ça comporte. Je lui ai dit que c'était fini, j'arrêtais tout. Mais on la joue pas comme ça, avec lui. J'ai payé directement les frais de mon arrogance : on m'a frappé, roué de coups, et pour finir, j'ai reçu le prix de ma semi-liberté. Le contact du métal brûlant sur la peau de mon dos, l'horrible odeur de chair brûlée. Puis plus rien. J'ai été laissé pour mort dans une ruelle complètement déserte.

Je suis pas rentré ce soir-là. Ricardo a fini par me retrouver. J'ai eu beau supplier, gueuler, il a tout balancé aux flics. J'ai dû donner les infos que j'avais, et on nous a intégrés à un programme de protection. Obligés de déménager. Encore une fois. Si la destination m'a surpris de par sa proximité avec la frontière mexicaine, j'ai pas eu mon mot à dire. C'était à l'autre bout des Etats-Unis. Bien loin d'Alvarez et de sa clique. Qu'est-ce que je pouvais dire, de toute façon ? J'avais mis ma famille dans la mierda. Je les ai mis en danger parce que j'ai été trop con pour réfléchir correctement. On a fait nos valises. Mamá, Ricardo et Leonardo ont pris un avion, pour une destination que j'ignore. Quant à moi, c'est direction San Diego que je suis allé. Et là, on m'a proposé deux solutions : aller en taule pour les délits que j'ai commis, ou être hébergé en famille d'accueil dans un programme de réinsertion. Un genre de thérapie pour redresser le comportement. Si aucune de ces alternatives ne m'ont plu, j'ai dû faire un choix. Et c'était tout vu. Je voulais pas quitter mi familia, ni Evanston et tous mes amis. Mais j'avais pas le choix. Pour les protéger, parce que j'ai merdé, c'était la seule solution. Ma deuxième et dernière chance.

Alors j'ai fermé ma bouche, calé ma fierté au fond d'un trou, et j'ai posé mes valises chez les Miller. Famille qu'on pourrait qualifier de modèle. Une mère avocate, un père flic. Histoire de me surveiller. Une fille et un fils. Le chien dans le jardin. La grande baraque. Bref, un univers diamétralement opposé au mien. J'ai une sorte de tuteur aussi. Auquel je dois rendre des comptes. Participer à des réunions une fois par semaine. Y'a tout un tas de règles que je dois respecter, sinon, l'accord ne tient plus. Ca fait deux ans déjà que je vis chez eux. J'en vois pas le bout. Je suis pas certain de pouvoir y arriver. Je supporte pas qu'on contrôle ma vie, et depuis un moment, je trouve que j'ai dû me résigner assez de fois pour le reste de mon existence. Je vais faire l'effort, pour Mamá. Leo aussi. Faut pas qu'il suive le même chemin que moi. Je vais improviser. On verra ce que ça donne.

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