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 Knocking on your door - Aiden

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⚓ Run on gasoline ⚓
DATE D'INSCRIPTION : 25/07/2017
MESSAGES : 29
MessageSujet: Knocking on your door - Aiden    Jeu 27 Juil - 22:21




 Aiden & Parker
Knocking on your door

Tu poussais la porte de ton immeuble en te laissant tomber dessus, tu étais épuisée, cette journée à rallonge avait eu raison des muscles de tes pieds jusqu'à ta taille, tu avais assuré le service dans le café où tu travaillais en ce moment, puis une fois ton quart terminé tu avais profitais du temps particulièrement clément pour prendre l'air, chose que tu faisais tellement souvent que tu en ferais perdre son sens à l'expression. Ne résistant pas à l'appel de la mer, tu avais été récupérer la planche de surf pour laquelle tu avais économisé pendant quatre long mois en cumulant les jobs étudiants l'année de tes 19 ans, tu n'avais jamais changé depuis, et elle était toujours en bonne état, il faut dire que tu en prenais soin. Tu n'étais pas du genre matérialiste, et de toutes façon tu ne possédais pas grand chose de valeur, tu étais le genre de personne dont l'argent disparaissait dans les factures et les sorties, quand tu arrivais à finir le mois avec un peu d'argent, tu le mettais immédiatement de côté pour pouvoir t'acheter des choses comme ta planche de surf, ces derniers temps tu t'étais mise à la moto avec un ami, tes prochaines économies te servirais à te payer le permis.

Après avoir surfé seule durant des heures tu avais regagné la côte et passer devant ces terrasses envahies par les touristes à cette période de l'année, tu réalisais que tu serais plutôt partante pour une bière au soleil. Calant ta planche non loin de toi tu t'installais donc sur une terrasse au hasard, tu sortais une cigarette du petit sac qui te servais uniquement à les transporter ça, et quelques billets qui te permettrait de t'offrir cette boisson rafraîchissante qui te faisais tellement envie en cet instant. Tu avais finalement traîné un moment sur cette terrasse, faisant la conversation avec un groupe de jeune touriste qui s'étaient arrêtés ici avec la même idée que toi. Lorsque enfin tu te décidais à rentrer, tu avais encore le chemin à faire à pied, tu n'avais pas réalisé que tu étais épuisée jusqu'à ce que tu te relèves de cette chaise dont les rainures s'étaient incrustées sur tes cuisses.

N'ayant pas d’ascenseur dans l'immeuble modeste dans lequel vous viviez ton frère et toi, tu peinais à remonter ta planche jusqu'au troisième étage. Tu râlais en cherchant les clés de ton appart, coincé devant la porte une main fouillant le fond de ton sac, la seconde tenant la planche quand tu relevais la tête d'un mouvement brusque, interpellée par un bruit violent. Tu fronçais les sourcils, regardant autours de toi, cherchant la provenance de ce bruit pour le moins inquiétant. Tu ne t'en serais sûrement pas formalisée plus que ça, après tout dans le quartier où vous viviez les altercations étaient fréquentes, mais maintenant c'était des éclats de voix que tu entendais, et elles prévenaient de chez Aiden. Délaissant complètement ta précieuse planche tu allais jusqu'à la porte qui faisait face à la tienne, collant dans un premier temps ton oreille contre la porte pour essayer d'en apprendre plus sur la situation. Un nouveau bruit te fit sursauter, ça ressemblait à quelque chose qu'on casse, sans te poser d'avantage de question tu commençais à tambouriner quatre coups sec du plat de la main sur la porte d'entrée de ton jumeau. Comme il n'ouvrait pas dans la seconde, que tu n'avais aucune patience, et que tes réactions étaient toujours exacerbées quand il s'agissait de Aiden, tu clanchais la porte pour entrer. La porte ne s'ouvrait pas, d'abord surprise tu essayais de nouveau, toujours rien, elle était fermée, et ça t'inquiétais, ton jumeau ne fermait la porte à clé que lorsqu'il n'était pas chez lui, le reste du temps c'était ouvert, c'est ce qui te permettait de faire des entrées fracassantes où tu allais t'affaler jusqu'à son canapé avant même qu'il ne se rende compte que tu t'étais invitée. Alors à cours de solutions, tu re commençais déjà à tambouriner à la porte. « Aiden tu as 30 secondes pour m'ouvrir, sinon j'enfonce cette porte »,menaçais-tu à travers la cloison,  t'avais aucune idée de comment tu mettrais cette promesse à exécution mais il se passait quelque chose de très inhabituel ici, et tu voulais savoir quoi , et surtout savoir si tout allait bien pour ton frère.


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⚓ Run on gasoline ⚓
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MessageSujet: Re: Knocking on your door - Aiden    Ven 28 Juil - 0:21

Knocking on your door
Aiden & Parker
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« T'as pas l'choix, soit tu payes, soit t'es mort. » Sonné par le poing que tu venais de te prendre en pleine face tu peinais à répondre à l'un de tes agresseurs. C'était le plus grand des deux, le second restait en retrait, mais suffisamment à l’affût pour réagir à la moindre rébellion de ta part. Tu avais peur, t'en tremblais, si faiblard devant ces gaillards. D'autant que dans aucun détail de cette histoire tu étais en situation de force. Tu avais fait le con, une fois de plus et ça c'était retourné contre toi, si vite que tu l'avais même pas vu venir.Y a quelques mois de ça, Parker te faisait part de son désir de passer le permis, tu ne pouvais que l'encourager dans son choix, vous partagiez ce même amour pour l'indépendance, même si des deux tu étais le moins responsable. Pour autant tu avais le permis et conduisait assez bien, heureusement, t'es mécano quand même, ça serait triste que tu sois un danger de la route. Quoi que ça n'aurait pas été impossible avec toi, mais non, au volant tu savais géré. Alors apprenant la nouvelle, l'envie de lui faire un cadeau t'étais venu. Financièrement elle avait un peu plus de difficulté que toi, enfin c'est l'idée que tu t'en faisais, même si au dessus de ta tête une grosse dette résidait et tu voulais alors lui faire cadeau d'une jolie somme, afin qu'elle puisse se le payer sans mal. Et pour avoir tout cet argent, tu savais très bien à qui t'adresser : Ton chef t'avait fait rencontrer un autre dealer bien connu dans le coin, car il était à la tête d'un des plus grand réseau de San Diego, de ce fait il était le plus à craindre. Alors en douce, du moins avec la discrétion relative qu'on t'avais apprise, tu avais repris contact avec lui. Ce fut compliqué d'avoir un rendez-vous, mais après insistance tu étais arrivé à tes fins. Tu aurais très bien pu demander ce coup de main à ton chef, mais tu lui devais déjà pas mal de fric, il aurait jamais accepté de te faire un prêt... Donc valait mieux aller signer ton arrêt de mort en allant te créer d'autres dettes auprès de l'un des mecs les plus dangereux du coin, n'est-ce pas ? Eh bien avec ta foutue inconscience tu étais tout à fait sûr de ton choix. Non sans moquerie il avait accepté de te le prêter ce fric et comme il était pas des plus imposants il te laissait même plusieurs mois pour le rembourser et pourtant, par la suite t'as quand même réussi à merder. Les billets planqués dans une enveloppe, elle même mise à l’abri dans un coin sûr de l'appart', t'en est arrivé à oublier le remboursement tandis que tu poursuivais ta petite vie de junkie. Le seul argent que tu rendais était celui dû à celui qui t'avait fait entrer dans l'univers des magouilles de dopes. Les sorties, le garage, quelques hacking. Même un week end camping avec Parker sous une vieille tente chipée chez maman. Tout ça sans t'inquiéter de cette épée de Damoclès qui trônait pourtant au dessus de ta tête, mais...

Écouteurs dans les oreilles t'étais sur le chemin du retour. T'avais été bossé que ce matin aujourd'hui, l'aprem tu l'avais réservé à une activité bien plus intéressante que ça. L'une de tes potes t'avais appelée en début de journée pour te prévenir de ce qui était prévu avec votre petit groupe, du coup évidemment tu étais convié. Dans le cas contraire, t'aurais sûrement été un peu vexé, t'étais sans doute le plus accro' aux teufs et sorties dans le lot, du coup en t'appelant elle était certaine de ta réponse, ce pourquoi elle t'avait à peine posé la question, y avait une petite expo' de jeux vidéos à quelques kilomètres de là et ils s'étaient tous regroupés pour récolter une somme suffisante afin que tout le monde puisse y aller et ils sont tellement adorables qu'ils t'avaient payés ta place. Ceci dit, tu t'avais jamais refusé quand l'un deux était dans le mal, ou n'avait plus assez de thune pour bouffer, alors si t'étais du genre égoïstes, t'estimerais qu'ils avaient pas mal à rembourser, mais t'étais un p'tit gars trop gentil pour penser ça et tu voyais leur choix comme un cadeau. Alors c'est bien sûr tout heureux que tu les y avais rejoint et t'étais loin d'avoir été déçu. Bien que c'était plus minimaliste et modeste qu'une convention, y avait de quoi passer un bon moment. Et gamer amateur de longue date tu t'es pas gêné pour tester toutes les nouvelles sorties mise à disposition. T'aurais aimé que ta jumelle t'y accompagnes d'ailleurs, malheureusement, aujourd'hui elle devait taffer, tant pis, au moins tu pourrais tout lui raconter dès ce soir, car pas de raisons pour que vous ne vous voyez pas aujourd'hui alors que c'est ce que vous faisiez quasiment tout les jours. En tout cas pour combler ton bonheur il y avait également un jeu en vente à cette expo', le tout dernier fps sur lequel tu bavais dès que t'en avais appris la future sortie. Ça allait te coûter une blinde, tu le savais et tu savais aussi que financièrement tu pouvais pas vraiment te le permettre, mais tant pis... Ouais, sur certains sujets t'étais une vraie tête à claque. Et c'est alors avec ton précieux achat que tu rentrais chez toi, tout en joie. Avec pour seule hâte, celle de te poser sur ton canap' et de mettre en route ta console... Une autre dépense irréfléchie.

Mais, alors que le thème song du jeu sortait des enceintes de ta télé, tu t'attendais pas à ce qu'on tambourines dans ta porte. Après une brève réflexion tu te mettais en tête que ce devait être Parker, mais ta porte n'était pas fermée à clé et elle avait pour habitude de rentrer chez toi comme bon lui semble, chose qu'il t'arrivait aussi de faire chez elle. Et après ouverture de la porte, tu constatais qu'il ne s'agissait pas du tout d'elle, mais de deux mecs qui t'étais complètement inconnus. Des vendeurs de porte à porte ? C'était pas si rare dans le coin, mais ils en avaient pas trop la dégaine. En tout cas, ceux-là te laissais pas beaucoup de temps de réflexion, car à peine tu t'affichais sous leurs yeux, que déjà : « On peut entrer ? » Sachant pas trop si tu devais te méfier ou non tu acceptais instinctivement. Et bien vite tu regrettais ton choix. Le nom de ce fameux dealer à craindre entrait dans la conversation et très rapidement tu te souvenais de ta dette et tout aussi rapidement, tu remarquais que ce n'était toujours pas payé. De toute façon ces deux-là ne se seraient pas gênés de te rendre la mémoire, puisque même si les choses se remettaient en place dans ta tête, tu te prenais un poing dans la face, au milieu d'un flot de menaces plus flippantes les unes que les autres. Puis tu étais jeté vers le canap', à côté duquel se tenait ta petite table pleine de cadavres de bières se fracassants dans ta chute. Et c'est pile à cet instant qu'on frappaient encore à ta porte et cette fois, la flippe qui t'envahissait déjà, s'amplifiait car tu étais quasiment certain qu'il s'agissait de Parker, en dehors du fait que tu craignais qu'elle apprenne cette double vie que tu voulais lui cacher pour sa sécurité, t'avais surtout peur, sur le coup, que ces deux mecs s'en prennent à elle. « Aiden tu as 30 secondes pour m'ouvrir, sinon j'enfonce cette porte » Plus de doute, c'était bien ta jumelle. Panique, pas le choix, le fric fallait le rendre, tout mais pas ça. Tu préférais crever que de savoir Parker en danger. « J'ai le fric... Je l'ai... J'vais vous le rendre. » Leur disais-tu, alors qu'ils semblaient intrigués par ce qui pouvaient bien se passer derrière cette fameuse porte. Alors, bien que sonné et blessé par le coup que tu venais de recevoir, tu te redressais pour rejoindre au plus vite ta chambre et y récupérer le blé. Au plus vite tu le leur rendais, mais c'est bâtard t'en demandais un peu plus en compensation du temps que tu avais mit à rembourser et n'ayant plus que ça sur toi, tu leur filait les 50 balles qu'il te restait. « ça suffira pour cette fois. » Ce "cette fois" inquiétant, ne t'alarmait pas sur le coup, car bien plus important se tramait devant toi. Ouvrant ta porte pour retrouver accès au couloir, ils se retrouvaient également face à ta sœur. Celui de derrière se permettant un regard flatteur sur elle, qui sur l'instant t'inquiétait plus qu'il t'énervait. Mais en dehors de passer lentement près d'elle sans dire un mot, ils ne firent rien d'autre que s'en aller, laissant tout ce bordel dans un bref instant, où le temps semblait s'être arrêté pour seulement quelques minutes.

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by Wiise

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MessageSujet: Re: Knocking on your door - Aiden    Sam 29 Juil - 18:21




 Aiden & Parker
Knocking on your door

Tes coups saccadés continuent de rencontrer le bois de la porte d'entrée de l'appartement de ton frère jumeau, frustrée de l'absence de réponse obtenue alors que tu sais qu'il y a du monde à l'intérieur, les murs sont fins ici et peu isolés, les bruits qui te parviennent ne te rassures en rien, et impuissante quant à la situation que tu ne connais même pas d'ailleurs, tu n'as que ton inquiétude et ta main qui rencontre la porte à intervalle régulier. « Aiden !? » reprends tu encore. Tu recules d'un pas, constates ta main rougie et échauffée par tes coups incessants, tu prends une seconde pour réfléchir. Tu n'as pas de double, tu n'en as jamais eu besoin puisque la porte t'étais toujours ouverte, si tu voulais entrer chez lui il faudrait pour cette fois forcer l'entrée, bien que la porte ne soit pas spécialement épaisse tu doutes que même en te jetant contre elle de toute tes forces, tu ais le résultat que tu cherches. Et puis cette fichue porte qui te bloque depuis plusieurs minutes s'ouvrent enfin, sans que tu n'ais eu besoin de faire quoi que ce soit. Deux hommes qui te sont inconnus apparaissent derrière elle. Tu te figes les sourcils froncés, ce n'est pas la peur qui te paralyses tout à coup, mais plus l'incompréhension. Tu ne sais pas si c'est cet air indéchiffrable qu'ils ont sur le visage, ou si c'est leurs allures, ou le regard dérangeant que l'un d'entre eux pose sur toi, mais quelque chose d'alarmant d'autant plus dans le fait de voir ce genre de gars sortir de l'appartement de ton frère après les bruits d'altercation que tu avais entendu. Ton esprit travaillait depuis plusieurs minutes par l'angoisse se vide complètement, tes pensées s'échappent, ton corps s'arrête, et c'est le pilote automatique qui prend le relais. C'est sans en avoir conscience que tu regardes ces deux gars passer à côté de toi, et tu ne te rends même pas compte que tu tournes sur toi-même pour les suivre du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent derrière les portes battantes qui mènent à l'escalier. Il y a encore quelques secondes de battement, pendant lesquelles tu fixes l'endroit où ils ont disparurent, peut-être que tu es sous le choc, peut-être que c'est une façon de t'assurer qu'ils ne vont pas revenir, tu n'en sais rien t'as à peine conscience de fixer obstinément ce point imaginaire pile entre le plastique qui lie les deux portes battante. Et puis ton corps se relâche, tu expires bruyamment, réalisant que tu étais en apnée depuis tout ce temps, ton rythme cardiaque s'accélère soudainement, tu peux le sentir marteler de ta poitrine jusque dans ta gorge, et ton esprit est violemment envahi de questions, d'hypothèses, de débuts d'analyses, d'inquiétudes. Tu en viendrais à regretter ce calme avant la tempête qui était presque reposant en comparaison à ce que tu vies maintenant. Retrouvant enfin le contrôle de ton corps, c'est précipitamment que tu entres dans cet appartement que tu connais aussi bien que le tiens.

Ton regard trouve immédiatement celui de ton frère, c'est à peine si tu remarques le désordre qu'à provoqué l'altercation, il se tient debout, droit, il est immobile ses yeux braqués sur les tiens. Tu as tout de suite vu qu'il était blessé, il a sur la pommette une plaie de laquelle s'écoule un filet de sang. Tu te précipites jusqu'à lui, ignorant la table basse cassée, les canettes de bière étalées sur le sol, la seule chose qui te préoccupes, c'est Aiden, ça a toujours été le cas. « Tu vas bien ? » T'inquiètes-tu en tendant une main vers son visage comme pour le toucher mais retenant ta main à moins d'un centimètre de la plaie, de peur de lui faire mal. Tu laissais retomber ton bras, et observais ton frère sous toutes les coutures, t'assurant que la plaie que tu voyais était la seule qu'il avait. « Regarde toi, tu en as partout » soufflais tu en référence à trois petites tâches de sang sur son T.Shirt., tu en rajoutais mais tu était inquiète. Tu aidais ton frère à s’asseoir sans lui demander son avis, le tirant presque jusqu'au canapé. Tu te sentais fébrile, même une fois assise, les battements de ton cœur refusant de se calmer, et tu ne savais pas si ça venait de toi, ou si c'était l'état de ton frère qui t'imprégnais, ça arrivait souvent quand tu étais à côté de lui et qu'il avait des émotions fortes, comme ci il te les communiquait sans rien dire, sans rien faire non plus,  c'était une proximité que tu ne savais pas expliquer mais qui avait toujours existée. « Je vais t'arranger ça » indiquais tu en te relevant déjà, ton état de fatigue t'avait complètement déserté, tu étais à présent bien réveillée et tu retrouvais ta personnalité, celle qui te rendait impossible le fait de rester assise plus de 5 minutes sans rien faire. Tu ne laissais pas à ton jumeau l'occasion de te répondre, tu contournais la table basse, enjambais les bières qui jonchaient le sol, prenant enfin conscience de l’environnement dans lequel tu évoluais maintenant que tu t'étais assurée que ton frère n'avait que des blessures superficielles.

Tu allais jusqu'à la salle de bain, fermant la porte derrière toi, par habitude et avec tes gestes précipités tu ouvrais l’armoire à pharmacie accrochée devant l'évier, tu bousculais des flacons, déplaçais des boites de comprimés, dans ta précipitation du faisais tomber plusieurs médicaments dans l'évier. « Et merde » jurais tu entre tes dents. Tu commençais à ramasser tes bêtises, replaçais tout dans l'armoire et la refermait sans penser à prendre ce que tu étais venu chercher. Tu tombais face à ton reflet sur le miroir de l'armoire à pharmacie et tu réalisais que tu n'étais pas dans ton état normal. Tu fermais les yeux, t'accrochant au rebord du lavabo, t'obligeant enfin à te poser quelques secondes, le temps de mettre de l'ordre dans tes idées.  Tu repasses par ordre chronologique ce qu'il vient de se passer ce soir, t'offrant enfin le temps de la réflexion, temps dont tu avais besoin. Toutes les possibilités qui pourraient expliquer que deux gros balèzes viennent casser la gueule de ton frère sont passées en revue, ne sachant ce qu'il en était, tu imaginais le pire, mais généralement dans une situation comme celle là, le problème était des dettes. Vous n'aviez jamais eu beaucoup d'argent ni l'un ni l'autre, sans jamais vous en plaindre, tu cumulais les petits boulots pour garder ton indépendance et la liberté de pouvoir faire ce que tu voulais quand tu le voulais. Aiden bossait au garage de vos parents et ça lui assurait aussi un salaire, mais une fois le loyer et les factures payés, vous n'aviez plus des liasses de billets pour faire le mois. Tu soupirais, t'avais retrouvé ton calme, quoi qu'il se passe pour Aiden, vous alliez régler la situation ensemble, comme ça avait toujours été le cas, jamais tu ne laisserais quelqu'un lui faire du mal, il est la seule famille qui te reste, il est ton jumeau, mais aussi ton meilleur ami. Tu rouvres calmement la pharmacie, attrape un paquet de compresses et du désinfectant.

Quand tu retournes t'assoir à côté d'Aiden il semble ne pas avoir bouger, par habitude il penche un peu la tête, t'offrant ainsi un meilleur accès à la plaie que tu entreprends de désinfecter. Vous avez toujours été casse-cou tous les deux, les blessures faisaient partie de votre quotidien quand vous étiez enfant, et ça n'avait pas vraiment changé avec le temps, puisque vous n'aviez pas vraiment changé vous-mêmes. Comme le système de santé Américain n'était pas le meilleur qui soit, aller à l'hôpital représentait des frais que vous préfériez éviter quand vous le pouviez, c'est ainsi que tu avais été amenée à faire des points de sutures à ton frère, qu'il avait dû apprendre à faire un pansement compressif lorsque tu t'étais blessée en tombant de moto, vous aviez l'habitude de devoir prendre soin l'un de l'autre, de toutes les manières possibles. Quand tu eus enfin terminé tu relevais les yeux vers ton frère. « Alors... »Soufflais tu « Dans quelle merde tu t'es foutu cette fois ci ? » . Vous, les jumeaux Valentine vous étiez très bon pour vous attirer des ennuis, que ce soit par inconscience, par nécessité, ou sans rien avoir fait pour, c'est pour cette raison qu'il n'y avait aucun reproche dans ta voix, vous étiez pareil, cette fois c'était lui, la prochaine ce serait surement toi.
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